vendredi 12 octobre 2007

Exposé de mon sujet de Mémoire

Voici la façon dont j'ai exposé mon sujet de mémoire. Je posterai certains extraits sous forme de billet. Mon mémoire sera disponible très bientôt au format PDF dans la colonne de droite sur ce blog. N'hésitez pas à commenter.

Les régions sont des créations récentes de l’exécutif national qui les a fabriquées arbitrairement sans qu’il n’y ait jamais de vote au Parlement pour décider de leur découpage. Certaines régions furent créées sur des bases historiques et culturelles, d’autres sont des regroupements de départements sans liens communs. Certaines régions comme la Bretagne ou la Provence se sont vues amputer d’un ou plusieurs départements pour éviter tout risque sécessionniste(1) . D’autres régions furent construites de toute pièce comme les Pays de Loire, Rhône-Alpes, le Centre.

Les régions qui ne possèdent pas d’identité culturelle commune, ou des identités éclatées, se sont structurées autour d’un volontarisme politique. Ces régions - à l’instar de la région PACA, qui est l’articulation de trois zones géographiques (Provence, Alpes, Côte d’Azur) et d’anciens Etats souverains les uns des autres (Comté de Nice, Comtat Venaissin, Principauté d’Orange et Provence) - se sont petit à petit, avec les réformes institutionnelles successives, constituées en ensembles cohérents. Ce mémoire vise à étudier comment se traduit cette volonté. Par quelles actions de communications, le Conseil Régional de Provence Alpes Côte d’Azur construit-il une unité entre les six départements qui le composent ? Quelle efficacité ont ces dispositifs ? Quelle cohérence et quelle articulation entre les différentes actions ?

À l’heure de la construction européenne qui s’appuie de plus en plus sur les régions pour son fonctionnement (fonds structurels), on peut se demander si les départements sont encore les structures les plus adaptées à l’administration de notre territoire.
Dans les pays limitrophes de la France comme l’Allemagne ou l’Espagne, la région (länder ou communidad) est une entité très forte dotée de compétences importantes. Ce n’est pas le cas en France, État unitaire depuis plusieurs siècles. Il conviendra donc d’étudier la place laissée aux régions par l’État central. De surcroît, à l’heure où la distance entre les citoyens et la chose politique est de plus en plus grande(2) , la région peut apparaître comme un échelon à la fois global et proche du citoyen. Nous chercherons à évaluer la pertinence de cette analyse.

1. Comme le montrent, nous y reviendrons, les débats politiques lors de la création des régions « Clémentel » dans l’entre-deux-guerres.

2. Pour une analyse fine de la « crise de la représentation », on se réfèrera à l’abondante littérature de sciences politique sur cette question.