vendredi 28 septembre 2007

Birmanie, une dictature oubliée

Si le nom de Aung San Suu Kyi évoque encore quelque chose dans la tête de certains occidentaux, son pays la Birmanie, ou Myanmar selon la junte militaire, est très peu connu du grand public. Peut-être en raison de sa proximité avec les deux géants que sont l'Inde et la Chine ou encore par l'enfermement diplomatique de la dictature. Je vous conseille la lecture de l'article de Wikipedia sur ce pays.

Depuis plusieurs jours, un mouvement de protestation balait le pays et principalement l'ancienne capitale Rangoon. Ce mouvement est parti par les manifestations des Bonzes mais s'est rapidement étendu à l'ensemble de la population civile.

Nous voyons depuis plusieurs jours que la junte hésite entre l'intervention armée massive et les accrochages périodiques. Contrairement aux dernières manifestations de 1988, l'armée n'a pas (encore ?) tiré dans la foule mais préfère les charges limités, mais néanmoins meurtrières, sur les manifestants.

Durant les premiers jours, plusieurs vidéos sortaient du pays par la voie d'internet et des sites de partage de vidéos. Avec l'interruption de toute liaison internet par le gouvernement, ce phénomène s'est arrêté. Cette action de la junte est symptomatique des nouvelles voies de soutiens aux mouvements de protestation et de la constitution très rapide de réseaux par le biais des TIC. Une dictature ne craint que la publicité et l'information, ce n'est d'ailleurs pas un hasard si un journaliste japonais à fait parti des premiers tués. Stoper l'information avant qu'elle ne se répande et mobilise l'opinion publique des grandes puissances, voilà qu'elle est la stratégie de la junte. Cette étape est dorénavant un préalable à la répréssion armée. Nous devons donc continuer à être vigilant et actif même si les images se font plus rare.

La Chine joue dans la Région un rôle prédominant pour le soutien au pouvoir birman, il faut donc faire pression sur Pekin pour forcer la junte à s'ouvrir au dialogue et à la démocratie. La Russie n'est bien sûr pas à oublier en raison de ses prétentions sur la sphère asiatique. Il y a cependant une "bonne" nouvelle dans la répression qui s'installe, l'ASEAN (Association des Nations du Sud-est Asiatique) à pris une position sur la situation. Position qui s'avère être la plus engagée politiquement de son histoire. Il est donc possible de faut voir cela comme un signe encourageant pour l'évolution de cette crise et sa résolution par des moyens diplomatiques et pacifiques.

Plusieurs réactions ont lieu dans la famille socialiste, voici les liens des différents communiqués de presse :

Promouvoir la démocratie en Birmanie (Mouvement des Jeunes Socialistes)

Call to Global Action: Support the Burmese People in their fight for Democracy (Internationale des Jeunesses Socialistes - IUSY) avec également la mise en place d'un blog d'information international : IUSY BURMA WATCH

Join our Action for Free Burma (Js in de PvdA - Pays-Bas pour les Jeunes Socialistes Européens - ECOSY)

Pour la démocratie en Birmanie (Parti Socialiste)

L'Internationale Socialiste se tient aux côtés du peuple birman (Internationale Socialiste)

jeudi 20 septembre 2007

Compte Rendu de l'Atelier sur la Région des Grands Lacs en Afrique de l'Est

Intervenants invités :

Lyandro Komakech, Président de UYD (Uganda Young Démocrats),
Grace Nambuusi, UYD Women’s League,
Thomas Melonio, Délégué National du PS à l’Afrique


Lors de l’édition 2007 de l’Université d’Eté de La Rochelle nous avons voulu parler de l’Afrique, mais dans une région que nous évoquons rarement : la région des grands lacs à l’Est du continent. Pour ce faire, nous avons eu le plaisir d’accueillir nos camarades du Uganda Young Democrats avec la présence de Lyandro Komakech, président de l’UYD et Grace Nambuusi, Présidente de la Ligue des femmes de l’UYD. Nous avons également eu le plaisir d’accueillir Thomas Melonio, Délégué National du PS à l’Afrique.

Le débat s’est déroulé en deux parties avec au début une intervention des invités puis un débat avec la salle. Lyandro Komakech nous a parlé de la situation de l’Ouganda après la période de dictature et de parti unique qui s’est terminée en juillet 2005 avec un référendum sur le multipartisme. Il nous a également informé sur la situation de guerre civile qui dure depuis 20 ans dans le nord du pays et qui est en train de se terminer avec la signature de premiers protocoles de paix relatifs au million et demi de réfugiés intérieurs.

Après cette intervention qui nous a permis de mieux appréhender l’environnement politique de l’Ouganda ainsi que les situations de guerre au sud-Soudan et en République Démocratique du Congo vues depuis l’Ouganda, Grace Nambuusi nous a parlé des règles de vies imposées aux femmes dans la société ougandaise traditionnelle : comme le fait d’interdire aux femmes de se réunir pour des réunions politiques ou encore de parler avec des hommes, voire même de se tenir dans la même pièce qu’eux. Elle nous a également parlé de la situation des femmes dans les camps de réfugiés du nord du pays où en raison de la guerre civile. Les femmes se retrouvent en situation de gérer en grande partie la vie des camps ainsi que leur organisation économique.

Le dernier intervenant, Thomas Melonio, nous a, quant à lui, parlé de l’implication de la France et de l’Union Européenne dans cette partie de l’Afrique. Il nous a parlé de l’action de la France au Rwanda pendant la guerre civile génocidaire mais également de l’implication de l’armée française dans les missions de l’ONU actuellement dans l’est de la République Démocratique du Congo.

Suite à ces introductions et informations, un débat s’est installé avec la salle sur la situation de l’UYD par rapport au PS et au MJS car le parti « mère » de l’UYD est membre de l’alliance internationale des conservateurs. Le Parti Socialiste n’entretient donc pas de rapports bilatéraux avec le Parti Démocrate Ougandais. La « branche jeune », quant à elle, est membre observateur de la IUSY (Union Internationale des Jeunesses Socialistes). Le MJS va donc développer dans les mois qui viennent un partenariat avec cette structure qui prendra la forme d’échange d’articles dans nos publications respectives ainsi qu’un encouragement pour les fédérations du MJS France à se jumeler avec les fédérations ougandaises.

Nous avons également échangé sur le rapport que les socialistes doivent avoir avec la période du génocide Rwandais, notamment après les dernières révélations qui prouvent que la présidence française était au courant des exactions. Un débat s’est ouvert entre les partisans de la reconnaissance de cette mise en cause (comme a pu le faire la Belgique) tout en se gardant de tomber dans certaines manœuvres politiques internes au Rwanda, et les partisans d’aller de l’avant en développant de nouveaux partenariats dans cette région où s’affrontent d’un côté les zones francophones et anglophones et de l’autre côté les forces économiques de la Chine, de l’Afrique du Sud et des anciennes puissances coloniales.

Avec Thomas Melonio, nous sommes revenus sur les conflits actuels dans l’est du Congo-Kinshasa avec les implications Rwandaises, Burundaises et Ougandaises ainsi que des forces ode l’ONU. Ces dernières sont souvent sous-équipées en raison de l’utilisation de l’envoi de forces par certains pays comme ressources économiques (car l’ONU paie les pays qui envoient des « casques bleus »). C’est également la nature même des conflits qui rend leur résolution extrêmement compliquée et longue, en raison de l’implication de la quasi-totalité des pays de la région et des intérêts économiques et civilisationnels très forts.

Pour les autres compte-rendu de La Rochelle 2007, cliquez ici

lundi 10 septembre 2007

S'opposer

On parle beaucoup d'opposition "constructive", je ne connais pas d'opposition "destructrice" mais bon, la réthorique à ses droits ...

Sinon, voici une interview de Robert Badinter parue dans Le Monde du 9 septembre, le mot opposition prend ici tout son sens, je vous invite à lire cet article :

Cliquez ici

vendredi 7 septembre 2007

Identités, Territoires & Communication

C'est fait, j'ai rendu mon mémoire de Master 2 cet après midi à 16h05. Une première pour moi que de rendre un travail avant la date limite fixée à lundi. J'attend maintenant de le soutenir pour terminer mon M2 Communication, Politique et Animation Locale.

Voici le résumé introductif de ce mémoire dont je publierai des extraits sur ce blog dans les jours et semaines qui viennent.

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La France est constituée par un nombre très important de collectivités territoriales. La Région, dernière-née de ces échelons a du mal à s’imposer et à se faire connaître aux yeux des citoyens. Dans ce mémoire, nous étudierons la construction historique des régions françaises pour comprendre quelle est la perception de ce niveau de responsabilité dans l’inconscient collectif. La perception spatiale est également très importante pour bien saisir les attentes des citoyens et leurs désirs de différenciations et de reconnaissance.

Ce mémoire sera l’occasion d’étudier, au travers de mon stage effectué au sein de la Direction de la Communication de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la politique de construction institutionnelle de ce Conseil Régional et de son Président. L’étude des différents évènementiels et des discours officiels de Michel VAUZELLE seront autant de pistes pour répondre à la problématique de légitimation de l’action publique par la construction culturelle de l’institution.

Ce mémoire est également un rapport de stage où nous retrouverons la description du travail que j’ai effectué pendant quatre mois passé à Marseille. Ce sera l’occasion pour moi de tirer les conclusions sur cette période de fin d’étude et de dire quels en ont été les apports pour mon cursus.

Ce travail est l’aboutissement d’un parcours scolaire et personnel que j’ai voulu divers et cohérent. Ce mémoire est à l’image de ce parcours, divers dans son écriture, dans ses thématiques et dans son style mais cohérent dans son sujet et dans l’importance que les régions joueront pour les prochaines décennies.

lundi 3 septembre 2007

Retour sur ... La Rochelle 2007

Je suis revenu hier soir de l'Université d'Eté de La Rochelle. Pour cette cinquième édition auquelle je participais j'avais en charge l'animation d'un atelier, en tant que secrétaire à l'international, autour de la Région des grands lacs en Afrique de l'est.

Lors de cet atelier, qui se tenait en présence de nos camarades ougandais de l'Uganda Youth Democrat nous avons pu parler pendant 2 heures des situations de guerre civile au nord de ce pays mais également grâce à Thomas Melonio, Délégué PS à l'Afrique, de rôle de la France et de l'Union Européenne en République Démocratique du Congo et au Rwanda.

Nous avons décidé de construire un partenariat avec nos camarades du UYD, vous retrouverai bientôt d'autres actions en commun pour améliorer nos connaissances réciproques.

Ce "La Rochelle" a été marqué par l'absence des ténors du PS. les médias nous ont donc annoncé une édition sans intérêts. C'est vrai, cette année très peu de meute de journaliste et très peu de caméra à la recherche de militants pour réaliser des interviews. Nous pouvons donc en déduire que cette édition fut sans grant intérêt pour les journalistes. En passant dans la salle de presse on entendait les deux sujets prévus pour ce WE. Le vendredi toutes les questions étaient focalisés sur l'absence des ténors et le dimanche sur Bertrand Delanoé et l'absence de Ségolène Royal.

Et bizarrement, le samedi, rien ! Alors que c'est précisement ce jour là que les ateliers se sont tenus et que la plénière MJS de l'aprés midi offrait de véritable perspectives pour ne pas faire que poser un diagnostic sur quelle rénovation. Terme d'ailleurs très utilisé depuis 1905 au PS et qui ne veut plus dire grand chose lorsque tout le monde se met à le prononcer.

Au fait, vous ne trouvez pas que la PS ressemble de plus en plus à un zoo (éléphants, gazelle, lions, ...) pourquoi s'affubler de nom d'oiseau entre camarades ? La droite ne suffit elle plus pour nous insulter que nous ayant besoin de le faire nous même ?