jeudi 25 octobre 2007

Résistance

Plutôt que de faire lire la lettre de Guy Möquet, voici une vidéo qui poursuit le même but que Nicolas Sarkozy, défendre et être fier de l'héritage laissé par la résistance. Mais est-ce le même ?

mardi 16 octobre 2007

Les entreprises de sécurité privée ou les nouveaux mercenaires

Depuis plusieurs semaines, une polémique agite les Etats Unis et par ricochet les médias français. Une société américaine de sécurité privée, Blackwater, est au coeur d'une controverse sur l'emploi de la force lors d'engagements armés dans les rues irakiennes.

Les occidentaux découvrent ou redécouvrent que le deuxième contingent engagé en Irak n'est pas une armée conventionelle mais des troupes mercenaires privées principalement anglo-saxones mais également française qui représentent 40 000 hommes mais c'ets plus de 180 000 personnes travaillant dans des sociétés privées pour l'armée américaine qui travaillent actuellement autour de la guerre. C'est plus que le nombre de soldat américains engagés.

Le problème de ces entreprises c'est qu'elles ne sont soumisent à aucun contrôle hiérarchique et légal quant au respect des règles en vigueur dans les armées et les sanctions possibles en cas de manquement à ces règles.

Dans le cas de Blackwater, les première estimations évaluent à plus de 80% le nombre d'engagement armés provoqués par l'entreprise sans attaque ou provocation préalable à son encontre. Le dernier scandale sur la tuerie de civils il y a un mois de cela pourrait entrainer l'exclusion de cette entreprise de l'Irak.

Au delà de cet évènement, l'emploi de ces supplétifs pose la question de la privatisation d'un des devoir régalien de l'Etat. Si les nations ne contrôlent plus leur forces armées, le risque de voir ces entreprises prendre de plus en plus de pouvoir dans la vie démocratique des pays devient crédible.

La Russie vient de légaliser par un vote à la Douma la création d'armée privée par les entreprises russes ... inquiétant.

vendredi 12 octobre 2007

Exposé de mon sujet de Mémoire

Voici la façon dont j'ai exposé mon sujet de mémoire. Je posterai certains extraits sous forme de billet. Mon mémoire sera disponible très bientôt au format PDF dans la colonne de droite sur ce blog. N'hésitez pas à commenter.

Les régions sont des créations récentes de l’exécutif national qui les a fabriquées arbitrairement sans qu’il n’y ait jamais de vote au Parlement pour décider de leur découpage. Certaines régions furent créées sur des bases historiques et culturelles, d’autres sont des regroupements de départements sans liens communs. Certaines régions comme la Bretagne ou la Provence se sont vues amputer d’un ou plusieurs départements pour éviter tout risque sécessionniste(1) . D’autres régions furent construites de toute pièce comme les Pays de Loire, Rhône-Alpes, le Centre.

Les régions qui ne possèdent pas d’identité culturelle commune, ou des identités éclatées, se sont structurées autour d’un volontarisme politique. Ces régions - à l’instar de la région PACA, qui est l’articulation de trois zones géographiques (Provence, Alpes, Côte d’Azur) et d’anciens Etats souverains les uns des autres (Comté de Nice, Comtat Venaissin, Principauté d’Orange et Provence) - se sont petit à petit, avec les réformes institutionnelles successives, constituées en ensembles cohérents. Ce mémoire vise à étudier comment se traduit cette volonté. Par quelles actions de communications, le Conseil Régional de Provence Alpes Côte d’Azur construit-il une unité entre les six départements qui le composent ? Quelle efficacité ont ces dispositifs ? Quelle cohérence et quelle articulation entre les différentes actions ?

À l’heure de la construction européenne qui s’appuie de plus en plus sur les régions pour son fonctionnement (fonds structurels), on peut se demander si les départements sont encore les structures les plus adaptées à l’administration de notre territoire.
Dans les pays limitrophes de la France comme l’Allemagne ou l’Espagne, la région (länder ou communidad) est une entité très forte dotée de compétences importantes. Ce n’est pas le cas en France, État unitaire depuis plusieurs siècles. Il conviendra donc d’étudier la place laissée aux régions par l’État central. De surcroît, à l’heure où la distance entre les citoyens et la chose politique est de plus en plus grande(2) , la région peut apparaître comme un échelon à la fois global et proche du citoyen. Nous chercherons à évaluer la pertinence de cette analyse.

1. Comme le montrent, nous y reviendrons, les débats politiques lors de la création des régions « Clémentel » dans l’entre-deux-guerres.

2. Pour une analyse fine de la « crise de la représentation », on se réfèrera à l’abondante littérature de sciences politique sur cette question.

jeudi 11 octobre 2007

Contexte Régional

Les élections présidentielles libanaises commenceront réellement le 23 octobre suite au report intervenu le 25 septembre. Le Hezbollah soutenu, formé et armé par l’Iran pourrait s’inscrire dans un front comprenant le Courant Patriotique Libre du Général Aoun refusant de reconnaître le nouveau président qui pourrait être issu du mouvement du 14 mars. Cela pourrait induire une déstabilisation dans le sud Liban avec des conflits possibles entre l’armée libanaise et la milice du Hezbollah.

L’Irak est toujours déstabilisé et l’intervention de l’Iran dans les opérations de guérilla et politique est de plus en plus et assumé. Le problème Irakien est le plus déstabilisateur dans la région depuis 3 ans avec, entre autres, la fuite de 4 millions de réfugiés dans les pays limitrophes qui peuvent être source de déstabilisation avec des camps de plus en plus surpeuplés.

En Afghanistan, la situation n’est toujours pas stabilisée et les combats qui opposent l’ISAF et l’armée régulières Afghane contre les chefs tribaux et les Talibans ne cessent pas depuis l’intervention internationale. La Région est extrêmement instable avec un pouvoir Pakistanais qui est en proie à des attaques islamistes pour faire chuter le président Musharraf, la rue pakistanaise est de plus en plus active dans son soutien aux islamistes radicaux et l’épisode de la mosquée rouge est susceptible d’encourager des mouvements radicaux à intensifier leurs actions. Le Pakistan, suite à la réélection de Pervez Musharraf au poste de Président connaît une période d’instabilité politique en raison du recours électoral formulé par l’opposition qui dénonce des fraudes.

mardi 9 octobre 2007

De l'histoire et de l'énergie dans la crise sur le nucléaire iranien

L’Iran est le seul pays musulman officiellement chiite dans le monde musulman, c’est également le seul à avoir un régime théocratique. Malgré l’aspect répressif du régime il existe un système représentatif basé sur les élections. Depuis la révolution il y a eu 29 élections dans le pays, malgré les réserves à apporter au caractère démocratique des scrutins, c’est un cas unique dans les pays de Moyen-Orient. Mahmoud Ahmadinejab n’est pas le numéro 1 du régime. Il est contrôlé politiquement par le pouvoir théocratique représenté actuellement par l’ayatollah Ali Hossein Khamenei.



L’Iran en tant que pays chiite est isolé dans le monde musulman, par exemple lors de la guerre Iran/Irak seule la Syrie a officiellement soutenu l’Iran alors que l’ensemble des pays arabes sunnites et les occidentaux soutenaient. L’Iran se considère donc en danger non seulement sur le plan international mais également régional. De cette inquiétude, découle une volonté politique de s’affirmer comme une puissance régionale de premier plan. Cela s’exprime par une intervention en Irak au côté des chiites irakiens (plusieurs lieux saint chiites sont situés en Irak comme dans les villes de Nadjaf et Kerbala) mais également par le développement d’un programme nucléaire. La question de la bombe nucléaire relève d’un équilibre continental pour la population iranienne. Il y a, bien sûr, la question israélienne qui sert de catalyseur pour Mahmoud Ahmadinejab mais s’arrêter à l’antisémitisme pour justifier les opinions du pouvoir iranien serait réducteur. En effet dans la région la Russie, la Chine, l’Inde, le Pakistan et Israël possède l’arme atomique. Au milieu de la zone géographique de ces pays se trouve l’Iran. La volonté de rejoindre le club atomique pour devenir une puissance régionale à part entière est donc un argument important.

La question de l’énergie est également très importante. L’Iran produit du pétrole brut mais est dans l’incapacité technique de le raffiner pour produire de l’essence. Il lui faut donc exporter son pétrole brut et importer de l’essence des pays étrangers, notamment de la Chine. En raison de l’augmentation du prix du baril, l’essence se fait de plus en plus chère pour le consommateur iranien qui manifeste de façon croissante son mécontentement. Les États-Unis essayent d’ailleurs de contrôler les importations de l’Iran et non plus les exportations de brut pour affaiblir le pouvoir et pousser la population iranienne dans la rue. En réponse à ce mécontentement populaire, Mahmoud Ahmadinejab utilise la question du nucléaire tant énergétique que militaire pour unifier la rue et trouver un combat commun.

vendredi 5 octobre 2007

Chronologie des négociations sur le nucléaire avec l'Iran

Le processus de négociation autour du nucléaire iranien a commencé en août 2003 lorsque le groupe UE3 (Allemagne, France et Grande-Bretagne) propose des négociations à l’Iran. Un accord est trouvé en octobre avec l’acceptation par l’Iran d’inspections inopinées de l’AIEA (protocole additionnel au TNP).

Malgré la victoire écrasante des conservateurs aux élections législatives de 2004, Téhéran signe l’accord qui suspend l’enrichissement de l’uranium en novembre de la même année.
Les conservateurs continus sur leur progression et gagnent l’élection présidentielle avec l’élection de Mahmoud Ahmadinejab en Juin et dès août Téhéran reprend l’enrichissement.

Début 2006, l’Iran lève les scellés placés par l’AIEA et le 11 avril, le président Ahmadinejab annonce que son pays a rejoint le groupe des pays capable d’enrichir l’uranium à destination nucléaire. Pendant cette période, la communauté internationale réagit avec notamment l’AIEA qui transmet ce dossier au conseil de sécurité de l’ONU. Ce dernier fixe une date butoir à l’Iran pour cesser l’enrichissement, le 28 avril. L’Iran ne respecte pas cette date et le Conseil de Sécurité par l’intermédiaire de la France et de la Grande-Bretagne dépose un projet de résolution ouvrant à des sanctions pouvant aller jusqu’à une intervention militaire.

Le 31 mai 2006 les États-Unis change leur politique en vigueur depuis 1980 et ouvre un contact direct avec l’Iran. Ce contact restera cependant subordonné à l’abandon de l’enrichissement ce qui ne sera pas le cas mais des contacts informels ont eu lieu.

En juin, Javier Solana propose un plan de développement nucléaire qui bien que secret propose d’enrichir l’uranium à l’extérieur de l’Iran (notamment en France) et d’exploiter des centrales nucléaires civiles en Iran par des entreprises mixtes. Au même moment l’Iran revient sur ses propos du début de l’année et annonce être prêt à négocier sans préalable. Malgré cela, le déploiement du parc de centrifugeuses continu avec l’installation d’une deuxième usine à Natanz.

Le Conseil de Sécurité des Nations Unis adopte le 23 décembre la résolution 1737 qui interdit la vente de tout matériel ou technologie qui puisse contribuer aux activités nucléaires de l’Iran. La Russie édulcore le texte en retirant les sanctions possibles.

Malgré les nouveaux délais donnés à l’Iran, les activités nucléaires ne sont toujours pas suspendues au mois de mars. Des sanctions sont adoptées le 24 mars à l’ONU pour empêcher l’Iran de se fournir en matériel destiné au nucléaire. Cela s’avère peu efficace puisque l’AIEA dans son rapport du 23 mai estime à 1300 unités le parc de centrifugeuses iraniennes.

Les États-Unis s’insurgent contre les propos de Mohamed El Baradei qui laissait entendre que l’Iran devait être autorisé à maintenir une partie de ses activités nucléaire à destination civile comme le lui autorise le Traite de Non-Prolifération nucléaire. Pour la première fois la France s’associe aux protestations américaines.

Education à la citoyenneté, Educación para la Ciudadanía

Clip de campagne des Jeunes Socialistes Espagnols pour promouvoir l'enseignement de l'éducation à la citoyenneté. C'est aussi une façon de ridiculiser le Partido Popular.