samedi 24 novembre 2007

"Ò vòli anarc cavaucant sus leis èrsas"

Ò vòli veire,
Veire lusir l’estèla,
Ausir lo vent
Calinhar ambé la vèla.
Ò vòli córrer, m’encargar de meravilhas,
M’entornar fièr sus lo camin de Marselha.
Ò vòli anar
Cavaucant sus leis èrsas.
Sentir lo vent
Quand lo monde s’enversa.
O vòli córrer, tenir la mar per familha,
M’entornar fièr vèrs lei filhas de Marselha.



(Traduction)
Oh je veux voir,
Voir briller l’étoile,
Entendre le vent
Faire l’amour avec la voile.
Oh je veux courir, me charger de merveilles,
Revenir fier sur le chemin de Marseille.
Oh je veux aller
Chevauchant sur les vagues,
Sentir le vent
Quand le monde s’inverse.
Oh je veux courir, avoir la mer pour famille,
Revenir fier vers les filles de Marseille.


Massilia Sound System - Au marché du soleil
Album : Oai e Libertat - Wagram 2007

vendredi 23 novembre 2007

Présidentielle au pays du cèdre

La période d'élection présidentielle par les députés libanais est ouverte depuis maintenant deux mois et arrivera à son terme ce soir à minuit. Les députés disposaient de ce temps pour trouver un successeur, élu à la majorité des 2/3 pour 6ans, à Emile Lahoud mais le repport du vote a déjà eu lieu 4 fois et le délais arrive à expiration ce soir sans qu'un consensus est pu être trouvé entre le mouvement du 14 mars et le courant "pro-syrien" du Hezbollah et du parti de Michel Aoun (le parti patriotique libre, issu du courant patriotique libre fondé en résistance à l'offensive militaire syrienne de 1992).

Un président par interim jusqu'aux élections législatives de 2009 pourrait être une des solutions, c'est en tout cas la proposition du Parti de Michel Aoun.

Les responsables de la diplomatie française, italienne et espagnole sont sur place pour essayer de trouver un accord mais il fort peu probable qu'une solution soit trouvé avant ce soir. Les gouvernements français et américains s'accordent à dire que le blocage vient de la Syrie et quant nous voyons les assassinats de députés membre de la coalition du 14 mars et donc opposé à Damas et Téhéran et les mesures de sécurité prises pour protégés les députés restants on est en droit de penser que la Syrie et l'Iran veulent garder une main mise sur le pays.

Les discussions d'aujourd'hui devrait donc avoir dans un climat plus que jamais houleux surtout suite aux propos du président actuel qui déclarait jeudi qu'il aurait des "devoirs" à accomplir pour que sa "conscience soit tranquille" si aucun président n'était trouvé.

jeudi 22 novembre 2007

Pétrole

Aujourd'hui, le pétrole vient d'atteindre 99,29$ le baril de brut dans les échanges électronique en Asie. Le précédent record n'aura pas tenu très longtemps puisqu'il datait du 7 novembre à 98,62$. La demande de l'Asie et de la Chine en particulier pour les matières premières se fait de plus en plus sentir sur les marchés financiers internationaux (cf : le blé depuis le mois de septembre)




Dans le delta de l'Orénoque, le gouvernement d'Hugo Chavez va faire certifier des réserves de plus de 250 milliards de barils. Le Vénézuela vise de fait la place de premiere reserve mondiale puisque cela ferait progresser sa capacité à 316 milliards de Barils alors que l'Arabie Saoudite fait état de 264 milliards de barils certifiés.

Le problème de ce nouveau champs pétrolifère est que sa situation sous le delta de l'Orénoque rend l'extraction du pétrole difficile à effectuer pour les seules compagnies nationales vénézuéliennes. Le gouvernement à donc passé des accords avec des sociétés argentines, brésiliennes, indiennes pour travailler avec les entreprises de Grande-Bretagne, de la France et de la Norvège qui sont déjà présentes sur place.

On peux supposer que si ces résreves étaient avérées, l'attention de Washington et de la Chine se porteront plus que jamais sur cette région. Les voyages récents d'Hugo Chavez dans les pays susceptibles de créer un OPEP du gaz ne peuvent qu'inquiéter les USA qui perdent peu à peu leur pouvoir sur l'Amérique du Sud. De plus, le voyage d'Hugo Chavez actuellement en France n'est peut être pas fait que pour discuter de la libération d'Ingrid Bétancourt ...

mercredi 21 novembre 2007

Les services publics en ligne de mire - Libération 21-11-07

Grévistes contre «usagers pris en otages», «corporatismes» contre «intérêt général», «privilégiés» contre «travailleurs méritants». Etudiants et enseignants à l’université, directement confrontés aux conséquences de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), nous sommes convaincus de la nécessité de transformer l’université.

En tant que chercheurs en sciences sociales, nous estimons que cette présentation politico-médiatique des mouvements sociaux actuels masque la question centrale qu’ils nous posent : celle de la place des services publics dans notre société. Déjà présentes en 1995, ces préoccupations n’ont pas trouvé de réponse politique. L’invocation rituelle de la «modernisation», de l'«autonomie», de la «gouvernance», et les mesures apparemment techniques qui sont menées au nom de ces mots d’ordre empêchent le nécessaire débat sur la finalité des réformes en cours. Loin d’être une nouvelle poussée de l’éternelle rébellion de la jeunesse, la mobilisation des étudiants a ceci d’original qu’il s’agit d’un mouvement porté par les usagers du service public eux-mêmes. Par leurs revendications, les étudiants mettent le doigt sur les ambiguïtés de l’autonomie ainsi proclamée par la loi. Sera-t-elle plus autonome cette université qui devra compter sur les fonds privés plutôt que le financement par l’impôt, garant de la solidarité nationale ? Seront-ils plus autonomes ces étudiants qui devront bientôt s’acquitter de droits d’inscription plus élevés ? Seront-ils plus autonomes ces enseignants-chercheurs dont le recrutement et les activités pédagogiques et scientifiques seront davantage contrôlés par leur hiérarchie administrative et par les financeurs ? Et ces personnels administratifs et techniques menacés par l’externalisation de leurs activités ? En place d’autonomie, c’est plutôt une forte hétéronomie que promeut la loi LRU en resserrant les pouvoirs dans les mains de quelques mandarins, chefs d’entreprise ou notables.

Finalement, en interpellant le gouvernement sur la question du financement, du fonctionnement et des missions de l’université, les étudiants – dont la LRU réduit la représentation dans les conseils d’administration –, refusent de laisser la définition du service public d’enseignement à quelques experts ou hauts fonctionnaires. C’est aussi la question de la place du service public qui est en cause dans les grèves contre la réforme des régimes spéciaux. Ces métiers au contact du public remplissent une mission spécifique : leur contribution à la cohésion sociale a longtemps eu pour contrepartie la reconnaissance, statutaire si ce n’est pécuniaire, des agents publics. Beaucoup de travaux récents, sur les postiers ou les conducteurs de bus par exemple, ont montré que les mesures de libéralisation avaient non seulement détérioré les conditions de travail et d’emploi de ces salariés mais qu’elles avaient aussi remis en cause leur honorabilité. Au centre des changements qui travaillent notre société, ces agents doivent affronter les logiques de concurrence et de rentabilité tout en étant confrontés aux inégalités et aux souffrances sociales.

C’est l’enseignant face aux enfants de la démocratisation scolaire menacés par la déstructuration du marché du travail, ou encore le cheminot face aux fermetures de lignes régionales et aux territoires relégués. Ne pas dégrader les conditions de travail et d’emploi de ces agents, c’est renouveler la confiance de la société à leur endroit, c’est aussi reconnaître que certaines activités doivent échapper aux seules logiques marchandes. La mise en scène spectaculaire des différentes réformes des services publics empêche de les penser dans leur globalité. Plutôt que d’envisager les services publics au seul prisme des supposés privilèges des fonctionnaires et des coûts qu’ils génèrent, ces réformes doivent être pensées dans leurs dimensions sociales et politiques. Cela nous apparaît comme la condition pour sortir de l’alternative entre l’immobilisme, rejeté par les personnels et les usagers eux-mêmes, et le démantèlement des services publics.

Liste Complète des Signataires

jeudi 15 novembre 2007

Les Balkans se réchauffent ...

Vous n'êtes pas sans savoir que depuis de nombreuses années, le Kosovo veut son indépendance et menace aujourd'hui de la déclarer unilatéralement.
Le gouvernement Serbe ne veut pas que ce territoire actuellement sous protection de l'ONU et géré par un administrateur de la MINUK, Joachim Rücker. La Serbie éprouve d'autant plus de mal à se séparer du Kosovo que le Monténégro est indépendant depuis le 8 juin 2006.

Parralèlement à cela, la Bosnie et Herzégovine s'échauffe. La minorité Serbe de Srpska demande son rattachement à la Serbie, la minorité croate du sud du pays demande quant à elle son rattachement à la Croatie. Et au milieu de cela le Premier Ministre bosniaque démissionne le vendredi 9 novembre.



Si on ajoute à cela les problèmes de dénomination de la Macédoine (officiellement FYROM) avec la Grèce, le conflit des eaux territoriales entre la Croatie et la Bosnie et Herzégovine, nous voyons que les Balkans sont toujours loin d'être appaisés presque cent ans après la fin de l'empire Ottoman.

lundi 5 novembre 2007

Mais que ce passe-t-il au Tchad ?

Voici un très bon article de Libération sur la situation au Tchad suite à l'arrestation des membres de l'Arche de Zoé. Il remet en perspective ces arrestations dans le contexte local et international et permet d'avoir une vision un peu plus complète et moins sensationnelle que les inforamtions que nous entendons depuis plusieurs jours. Bonne lecture.

Déby entame le crédit de Sarkozy

dimanche 4 novembre 2007

8th Congress

Our eighth congress ended tonight in St. Médard-en-Jalles.

I would like to thank on behalf of all the MJS International guests who have made the honor to come.

Antoine Détourné was elected with 95.2% of the votes. It will be our president for the next two years. I renewed my duties as International Secretary for the next two years.