Du 30 octobre au 4 novembre se déroule à Beyrouth une rencontre co-organisée par la IUSY, le PYO et la Fondation Friedrich Ebert Stiftung autour de la thématique "Promouvoir le dialogue et une coopération renforcée entre les libanais et les organisations euro-méditerrannéenne".
Arrivé dans la nuit du vendredi au samedi, Beyrouth se découvre par la voie rapide depuis l'aéroport. Un urbanisme méditerranéen avec des immeubles plus ou moins modernes et en bon état se déroule avec la mer en arrière plan. L'Hôtel est situé dans un quartier en plein chantier, les grues sont omniprésentes au milieu de militaires répartis à fréquence variable le long des rues dans des guérites en Plexiglas.
Au moment de récupérer les clés de nos chambres, un message nous attend, le programme du samedi est bousculé pour une rencontre avec le Président du Liban Michel Sleiman programmé au matin. Le matin venu nous embarquons dans un bus bleu d'une vingtaine de place aux sièges décorés d'ours en peluche. Nous roulons vers la palais de la présidence en passant devant la place des martyrs et en traversant des rues en plein chantier dont les trottoirs sont occupés par des ouvriers au travail, des amas métallique empêchant le parking et de temps à autres un ancien poste de contrôle en sac de sable qui s'ouvrent lentement sur la chaussée.
La Palais de la Présidence est situé dans un quartier sur les hauteurs de Beyrouth au milieu d'ambassades avec une route qui serpente entre ces bâtiments entourée de grand parcs. Le premier poste de contrôle du Palais est passé rapidement avec le simple appel des participants par un militaire monté dans le bus. Une participante n'est pas sur la liste, son nom est rajouté, simplement, sans contrôle d'identité. Nous roulons ensuite vers l'entrée du palais où après avoir laissé nos téléphones portables nous pénétrons dans un salon où nous sommes briefé sur le protocole à respecter quand le président entrera. La rencontre dure environ 20 minutes. Après une introduction du président un plusieurs questions lui sont posées. Les réponses sont consensuelles, nous sentons une certaine gène à donner une ligne politique tranchée.
Après cette première rencontre, nous nous rendons au palais du premier ministre en centre ville nous y accédons en marchant depuis la place des martyrs et le mémorial dédié à Rafik Hariri puis par la place de l'étoile où il fut assassiné. Le Palais est une magnifique bâtisse où le premier ministre nous reçoit dans son bureau pendant deux heures. Les questions sont franches, les réponses aussi.
L'après midi, nous partons dans les montagnes pour rencontrer Walid Joumblatt à son domicile. Le voyage est parsemé de halte devant des monuments historiques dont la résidence d'été du Président. La nuit arrivé tôt et c'est dans le noir que nous parvenons chez le chef du PSP. Nous nous installons dans un salon pour discuter avec lui. Nous ressentons du fatalisme dans ses paroles. Il insiste sur la dépendance de la situation libanaise vis à vis de ses imposants voisin et sur le fait que la résolution du problème israélo-palestinien sera la clé pour stabiliser le Liban définitivement. Il nous parle de ce cyclone qu'est le proche-orient et de son oeil situé au Liban. Nous poursuivons la discussion en visitant sa demeure, un château du 17ème siècle qu'il rénove et dont les pièces sont parsemées de souvenirs des luttes passées : des tableaux offerts par l'URSS représentants Lénine, des lunettes de visée militaire, des médailles, des tapis et des lustres perses rapportés de Téhéran avant la révolution de 1979.
Nous terminons la journée par un repas dans un restaurant libanais accroché à flan de montagne.







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