dimanche 17 janvier 2010

Cabinda, la malédiction du pétrole

Le 8 janvier 2010 dernier à lieu un attentat contre l'équipe de football du Togo lors de leur arrivée dans l'enclave de Cabinda en Angola.


Au delà de cette information, largement relayée par les médias, nous avons très peu entendu parlé du Cabinda à proprement parlé et des origines des auteurs de l'attentat : le Front de libération de l'enclave de Cabinda (FLEC).


L'Angola, en organisant une partie des matchs de la Coupe d'Afrique des Nations dans l'enclave du Cabinda, à voulu prouvé à son opinion publique et aux autres Etats africains que cette région était pacifié. Pourtant, en août dernier, lors de son congrès d'Ottawa, le FLEC avait annoncé la relance des opérations militaires pour l'indépendance de cette enclave. Des troubles étaient donc plus que prévisibles.


La naissance de cette enclave est du à un partage de frontière opéré par les européens en 19ème siècle. Ce partage avait pour objectif d'offrir au Congo belge d'alors une façade maritime. Cela conduisit à séparer la colonie portugaise de l'Angola en deux avec au nord un royaume rattaché au Portugal depuis un accord conclu en 1885 avec le roi du Cabinda et au sud la plus grande partie de l'Angola.



Au moment de la décolonisation portugaise en 1974, suite à la révolution des oeillets, le jeune régime des capitaines portugais furent confronté à de grande difficultés lors de la décolonisation de l'Angola et choisirent finalement de laisser l'enclave avec l'Angola et de confié les rênes du pays au MPLA. Ce mouvement proche de l'URSS fut immédiatement confronté à l'hostilité des Etats-Unis et des puissances européennes. Pour son plus grand malheur, des quantités très importantes de pétrole furent découverte en Angola et pour 60% d'entre elle au large du Cabinda. Dès lors, ce territoire perdit tout espoir d'indépendance.


La région devint le lieu d'affrontements entre les grandes puissances. Le régime de Mobutu allié aux USA soutenant les indépendantistes du Cabinda du mouvement UNITA soutenu également par l'Afrique du sud, et la Chine de Mao. face à cette alliance, l'Angola obtient le secours de l'armée cubaine qui protégea pendant des années les installations offshore de l'enclave.


La France ne fut pas en reste avec son entreprise ELF qui bien implanté au Congo Brazzaville (ancien Congo Français) a essayé de s'implanter au large du Cabinda au côtés de l'entreprise américaine Chevron. Il est important de noter que le FLEC est alors partiellement dirigé par un employé d'ELF-Congo.


Par la suite ELF, changera d'orientation et signera un accord avec Luanda pour exploité les gisements pétroliers.


L'enclave du Cabinda, partit d'une revendication lié à son autodétermination en raison de l'existence d'un royaume indépendant jusqu'en 1885 est depuis plusieurs décennies au centre d'un affrontement entre grandes puissances qui suite à l'effondrement de l'URSS n'intéresse plus personnes.


Les dirigeants africains ne sont pas enclin à modifier les frontières héritées de la colonisation et les moyens d'actions utilisés par le FLEC ne lui permettront pas de rallier à sa cause les opinions publiques africaines et occidentales.

2 commentaires:

nicolas a dit…

l'UNITA c'est seulement cabinda? je trouve qd meme que les européens ont été un peu chiche avec les belges niveau facade maritime...

nicolas a dit…

l'UNITA c'est seulement cabinda? je trouve qd meme que les européens ont été un peu chiche avec les belges niveau facade maritime...